Le conflit social qui nous traversons actuellement dépasse largement le cadre des revendications sociales et pose la question de la responsabilité et du pouvoir martiniquais. L’heure est venue pour nous, peuple martiniquais, de prendre nos responsabilités
Jocelyne ARNOUX ; Jean Pierre ARSAYE ; Bertrand BANCE ; Jean BELLETERRE ;Daniel BOUKMAN ; Bérard BOURDON ; Louis BOUTRIN ;Tony CHASSEUR ;Raphaël CONFIANT :Lisa DAVID ;David DINAL ;Hector ELISABETH ;Ghislaine FOURNILLON ;Génya JOS ;Philippe JOSEPH ;François GABOURG ;Carine GENDREY ;Elizabeth GRANT ; Jacques-Charles HANSAN ;Hugues HENRY ;Liliane HUBERVIC ;Monik KERMEL ;Pierre Philippe LANDAU ;José LE MOIGNE ;Georges-Henri LEOTIN ;Térez LEOTIN ;Gerry LETANG ;Léandre LITHAMPHA ;Symphor MAIZEROI ;Tony MARDAYÉ ;Claude MARLIN ;Nady NELZY ;Daniel NICOLAS ;Lucie QUENECART ;Victor QUENECART ;Diana RAMASSAMY ;William ROLLE ;Jean-François SANTOLARIA-RIOU ;Roberte SIENZONIT ;Henry TAILLEFOND et bien d’ autres martiniquais (soit au total 74 signataires),
ont lancé un appel en faveur d’une domiciliation des pouvoirs politiques seule garantie permettant la concrétisation dans la durée des revendications exprimées depuis bien longtemps par la population.
Rejoignez la liste des signataires en signant cet « Appel des 74″. Il suffit de transmettre votre accord ainsi que vos nom, prénom et profession à :
latribunedesantilles@wanadoo.fr
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Appel des 74 – Appel aux Martiniquais
Le 5 février 2009, près de 20.000 Martiniquais ont manifesté dans la rue contre la vie chère et les profits abusifs. Cette revendication populaire, parfaitement légitime, s’inscrit dans un contexte de crise économique mondiale, exacerbée dans les D.O.M par les injustices sociales, le poids du passé colonial et esclavagiste dont les séquelles sont encore palpables. Nous dénonçons les marges abusives et lessurprofits réalisés depuis des décennies par un patronat insensible aux souffrances de la population. Après 3 semaines de grève générale, le pays entier est paralysé et la présente contribution a pour objectif de proposer une piste afin de sortir de cette impasse préjudiciable. Nous signataires, d’obédiences politiques diverses, appartenant à toutes les couches sociales et catégories professionnelles de Martinique, n’entendons ni récupérer, ni nous opposer à un mouvement populaire dans son essence. Néanmoins, nous estimons qu’il est de notre devoir, au nom de l’intérêt martiniquais bien compris, de lancer un appel solennel à tous les acteurs de ce conflit.
Réaffirmer la légitimité politique
L’heure est venue pour nous, peuple martiniquais, de prendre nos responsabilités. Ce conflit dépasse largement le cadre des revendications sociales et pose la question de la responsabilité et du pouvoir martiniquais. Que l’on nous permette de rappeler qu’en Martinique, une réflexion politique, économique et sociale soutenue a été enclenchée depuis 1998 à travers le débat institutionnel. Plusieurs étapes ont été franchies : – 24 juin 1999 : Rapport Lise/Tamaya remis au gouvernement
1er décembre 1999 :Signature de la déclaration de Basse-Terre
2 décembre 2000 : Restitution aupublic du Projet Martinique- 12 Juin 2001 : 1er Congrès des élus de Martinique- 20, 21, 22 février et 4 mars 2002 : 2ème Congrès. Adoption de 10 résolutions.
Reconnaissance de l’existence du Peuple martiniquais et de la Nation martiniquaise.- 7 décembre 2003 : Consultation référendaire, le Non est passé à 1 000 voix près. – 12 décembre 2007. Approbation par les élus régionaux et généraux du Schéma Martiniquais de Développement Economique et de l’Agenda 21.
Le Congrès des élus du 18 décembre 2008 est l’aboutissement de ce long processus, lequel énonce clairement la volonté des représentants du peuple de proposer un nouveau cadre institutionnel à travers l’article 74 qui sera soumis au vote populaire.
C’est dire qu’en Martinique, depuis dix ans (1999), diverses instances et représentants démocratiquement élus par le peuple ont réfléchi, débattu, élaboré des projets, voté des délibérations transmises aux gouvernements successifs. Point n’est donc besoin de tergiverser davantage en organisant dans laprécipitation des Etats Généraux.
Aujourd’hui, les conditions politiques, envisagées également par le président de la République, vont dans le même sens. Qu’il s’agisse du contrôle des prix, de la priorité à l’embauche pour notre jeunesse, de la politique des transports publics et du logement, il nous appartient d’inscrire toutes ces revendications actuelles dans ce cadre. Seule une domiciliation des responsabilités et des pouvoirs pourront garantir leur concrétisation.
Nous saluons ce mouvement populaire né le 5 février 2009 mais, en aucun cas, il ne saurait se substituer à ces exigences politiques dont il sera un des moteurs. La dynamique de la rue ne doit pas occulter une autre exigence démocratique : le passage aux urnes !
Martinique, le 24 février 2009
Les 74 signataires
source : http://www.montraykreyol.org/




Avec quel argent, quel budget ? quelles ressources???? Lorsque l’on voit le chéquier que la Frans va encore signer pour des Antilles de plus en plus assistées et demandeuses d’argent… Je ne vois pas l’intérêt de cet appel. Faut il avoir les moyens de son autonomie pour être autonome… Quand à ceux qui se sont mis en scène ces jours ci, aucune confiance pour tant d’incompétence.
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Charly :
mars 11th, 2009 at 16:09
@Julie,
Justement, votre aliénation en dis long sur votre compétence !
B.CH
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les 3 règles majeurs pour un vrais développement de la martinique
1. Arret du monopole ( vrai concurence des prix)
2. Statut Mixte type Puerto Rico ( plus grand marché pour le business)
3. Projet global developpement ( Energie, Diversité de l’ agriculture, Agro Alimentaire: Alimentation pour les Animaux, TIC: elearning avec notre environement, Amelioration du transport en commun avec le GPS, …etc)
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