PORTE-PAROLE DU LKP , PORTE-PAROLE DE LA GUADELOUPE !
Depuis le début de la mobilisation de masse du peuple Guadeloupéen contre la profitation, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’un homme, Elie DOMOTA, porte-parole du LKP, est apparu par son calme, son charisme, et surtout sa détermination inébranlable pour faire respecter une fois pour toutes le Guadeloupéen et la Guadeloupe , comme le leader incontestable du mouvement qui secoue la Guadeloupe depuis bientôt deux mois. Même les médias internationaux étaient sidérés par la qualité de la gestion dans la durée de la grève par le LKP, DOMOTA en tête, au point de dresser dans leur « Une » le portrait de ce dernier. Et c’est tout naturellement comme en pareil cas qu’il est devenu la « bête noire », et du grand patronat en Guadeloupe, et du gouvernement Français. Intimidations, accusations de vouloir couler la Guadeloupe, d’être responsable de la violence de rues, d’être trop intransigeant sur les revendications, etc… etc … Mais l’homme et son entourage, dont on suppose aisément qu’il est fait d’hommes et de femmes de valeur, tiennent bon. Et quand enfin intervient un accord mettant officiellement fin à la grève générale, DOMOTA prévient publiquement , à l’adresse surtout des quelques gros patrons du Médef-Guadeloupe qui ont refusé de signer l’accord, que la lutte ne faisait que commencer. Ce qu’on ne lui pardonne pas, au plus haut niveau de l’état Français surtout, c’est que le LKP ait tenu parole, concrètement, sur le terrain. Et c’en est trop, désormais !
LA « FAILLE » : « DOMOTA … ACCUSE D’INCITATION A LA HAINE RACIALE ? … TU VEUX RIRE ? »
Enfin… enfin… Le pouvoir colonial exulte : On a enfin trouvé, au travers d’une déclaration forte du leader du LKP, la « faille » qui le fera discréditer auprès de l’opinion de son pays d’abord, et de l’opinion internationale ensuite, avant, peut-être, de le traîner devant les tribunaux français : DOMOTA est désormais dangereux car il incite à la « haine raciale »… Tout cela parce que le LKP et toute la Guadeloupe ont fait savoir, par la bouche de son porte-parole, son exaspération de voir un tout petit groupe parmi les plus gros patrons refuser de signer l’accord de fin de crise, contre l’avis du Médef-France ?… Tout cela parce que le constat a été fait par le LKP que, à l’évidence, il faut ne pas aimer les Guadeloupéens pour agir de la sorte, et qu’il valait mieux à ce moment-là s’en aller. Ah, oui ! La déclaration criminelle qu’aurait faite DOMOTA (NDR : mwen paté la, sé sa yo di ) : « je ne laisserai pas quelques békés rétablir l’esclavage en Guadeloupe »). Si c’était vrai, ça serait un « remake » de l’histoire, alors ? Mais, bon sang de bon sang de bon sang ! Qu’on me permette de faire deux remarques : la première, c’est que lorsque Jacques CHIRAC, alors maire de Paris avait fait allusion au refus d’intégration de l’immigration, notamment noire et arabe en déclarant « …et je ne vous parle pas de l’odeur et du bruit ! », a-t-il été poursuivi ? Ce n’était pas, dans le contexte de l’époque, de l’incitation à la « haine raciale » ? Quand l’actuel président de la république Française s’est écrié, toujours au sujet de l’intégration des immigrés « la France, on l’aime ou on la quitte ! », qu’est-ce que DOMOTA a dit de plus ? La deuxième remarque, c’est, comme l’a dit lui-même DOMOTA, il faut singulièrement méconnaître l’histoire de la construction des sociétés aux Antilles pour ne pas savoir que tout s’imbrique. Ce n’est quand même pas la faute de DOMOTA si parmi les plus puissants patrons qui ne veulent pas signer se trouvent majoritairement des békés. Ce n’est quand même pas la faute de DOMOTA si ces békés sont blancs. Ils auraient pu être chinois, ou Aztèques, et être dans le cercle des profiteurs arrogants, ça serait pareil. Et puis, si on veut pousser un peu, c’est sûrement la faute d’Elie DOMOTA si des assassins occidentaux ont, il y a quatre siècles, massacré et exterminé les peuples des Amériques et de la Caraïbe, et c’est aussi de sa faute si cinquante millions de noirs ont été kidnappés, enchaînés et mis en esclavage par des colons –marchands, avec la bénédiction des états européens auxquels ils appartenaient…et c’est aussi de sa faute si, malgré le mois de Mai 1848, les terres qu’ils n’ont jamais achetées sont restées aux mains des anciens esclavagistes ! C’est encore de sa faute si les arrières petits-fils de ces esclavagistes, jouissant des richesses en très grande partie accumulées sur le sang d’abord, la sueur et la force de travail des nègres et indiens ensuite, continuent à vivre en caste, dans des camps retranchés pour certains frisant l’apartheid, comme à Cap-Est en Martinique ! Nous avons tous hérité d’une histoire difficile, ne la falsifions pas. Ce ne sont pas les descendants d’esclaves qui refusent de « tourner la page », bien au contraire. Mais c’est vrai que tant que le vol, le viol, le crime ne sont pas reconnus, tant qu’il n’y a pas eu « réparation », sinon par restitution mais au moins par partage des profits et richesses, il ne peut y avoir deuil, et difficilement réconciliation véritable. Des gens ont été traînés devant des tribunaux après la deuxième guerre mondiale, il y a eu repentance chez d’autres… Pour la mémoire des nôtres, même un procès symbolique, avec une volonté de la part des békés actuels de faire en sorte par leur attitude de ne pas être tenus pour responsables de crimes qu’ils n’ont pas commis, serait un début de réconciliation…n’est-ce pas, Roger ?.. C’est sous cet éclairage qu’il faut comprendre la profondeur du mouvement contre la profitation, tant en Guadeloupe qu’en Martinique : Il faut qu’il y ait une justice, quand-même ! Et bien, justement, parlons de la justice, en Martinique….
J’AI CONFIANCE EN LA JUSTICE !
C’est vrai ! Tellement, que jamais je n’ai perdu espoir qu’un juge prenne la décision un jour de rouvrir le dossier de « l’affaire ALIKER ». Aussi qu’on retrouve et traîne aux assises les meurtriers du jeune Gérard NOUVET, celui de JOVIGNAC, ceux de BETZY, MARAJO et ROSINE, ceux de HILMANY et MARIE-LOUISE, pour ne citer que ceux-là. Mais j’ai confiance. Je reste persuadé qu’on va un ,jour identifier celui ou ceux qui en 1967 ont assassiné, au nom de l’état français, plus de 80 Guadeloupéens. C’est pourquoi je lance un appel réconfortant à Elie DOMOTA en lui disant de ne pas s’en faire. Toute cette affaire ne vise qu’à le perturber. Je reste persuadé , puisque nous sommes dans un état de droit, qu’il obtiendra un « non-lieu », comme ce béké qui avait tiré à bout portant dans le dos d’un jeune à Cap-Est-Land sans qu’on n’ait jamais pu prouver que ce jeune était venu voler quelqu’un. Tu vois ? Il faut avoir confiance ! Un dernier conseil à DOMOTA. Il faut qu’il se ménage et ne sombre pas dans la dépression : on pourrait le retrouver « suicidé » après s’être attaché les pieds et les mains derrière le dos, sur une petite plage de St-François, comme ALIKER chez nous.
Au Robert ce 09 Mars 2009.
VASKO ( Alain DE VASSOIGNE).




quant on dit : Mainik cé ta nou, cé pas ta zot, an band béké volé, nou kia fou té zot dé wo .c’est exatement ce que dit Domota et c’est la vérité , il l’affirmer encore plus
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Bonjour,
Totalement d’accord avec Vasko. Une information capitale à vous proposer si vous ne le saviez déjà. Pour essayer de faire passer les békés pour des philanthropes ou des enfants de coeur, l’Etat français a décidé, par le truchement d’un Syro-Libanais né en Guadeloupe, mais qui se déclare réfugié Cubain, d’organiser un coup de bluff médiatique.
Cette affaire est très grave car elle interfère dans la plainte déposée contre Despointes et l’information judiciaire ouverte par le procureur de la République contre Elie Domota en Guadeloupe.
Je ne fais aucun procès d’intention à quiconque mais constatons que des forces réactionnaires sont prêtes à tout pour blanchir les békés !
Dès lors, il faut que nous écrivions en masse au sieur Karam pour marquer notre indignation. Le lien est joint dans sa propagande ci-dessous :
« La place des Békés dans la société antillaise»
Mercredi, 11 Mars 2009 10:43
Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, vous invite le mercredi 18 mars 2009 à 17h30 à la délégation à participer à une rencontre-débat sur :
« La place des Békés dans la société antillaise : mythes et réalités » en présence de différents membres de la communauté Béké. Sans commentaire mais comment taire ?
Salle Félix Éboué – Délégation interministérielle
27, rue Oudinot – 75007 Paris
Métro Saint François-Xavier ou Duroc
RSVP : sec.delegation@outre-mer.gouv.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
01 53 69 20 50 / 20 42
Se munir du carton et d’une pièce d’identité.
http://www.bondamanjak.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6941&Itemid=131
Lucien Yoyotte, Spiritain, en galère depuis 14 ans dans l’armée
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franchement, je l’attendais celle-là!! j’en étais sûr … comme dit le proverbe : « quand on veut se débarrasser de son chien on l’accuse d’avoir la rage» .. bien que je me trouve à des milliers de kilomètres de la Guadeloupe, je sais pour avoir entendu les propos tenus depuis le début de la crise par Mr Domato, qu’il n’y a aucune incitation si ce n’est l’incitation à prendre son avenir en main. Par contre j’ai vu l’investigation tenue par canal + et j’ai été choquée par les propos des Békés à l’encontre des antillais de couleur, je peux dire haut et fort que ces propos tiennent de l’eugénisme, c’est scandaleux, ces békés devraient être entendus par une cour de justice pour « racisme aggravé» ! Nora
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