[...]En France, le 29 janvier, lors des manifestations de masse et des grèves contre la politique d’austérité du gouvernement, qui ont eu lieu au neuvième jour de la grève générale en Guadeloupe, les syndicats n’ont fait aucun lien entre ces deux événements. La décision des syndicats, après la journée d’action du 29 janvier, de choisir la date du 19 mars pour la prochaine mobilisation était en partie dictée par le souhait d’empêcher toute possibilité d’alliance avec le mouvement se produisant dans les Antilles ou les manifestations en cours dans les universités françaises [...]
La classe dirigeante française redoute que l’instabilité sociale ne s’étende à la métropole. De là, la volonté du gouvernement de faire des concessions provisoires en Guadeloupe et en Martinique.
Mais ce n’est que pour mieux préparer une contre-offensive, aussi bien dans les DOM qu’en France métropolitaine. Des milliards d’euros ont été empruntés et pris dans les fonds publics pour renflouer l’économie et sauver les banques, catapultant ainsi l’endettement public bien au-delà des limites établies par l’Union européenne pour sauvegarder la stabilité de l’euro.
On s’attend à ce que le déficit budgétaire atteigne, à 5,5 pour cent du PIB, près du double de la limite maximale fixée par le traité de Maastricht et que la dette publique dépasse d’environ 25 pour cent sa limite en s’élevant à 75 pour cent du PIB. Une analyse secrète de l’OCDE que s’est procurée Médiapart, recommande une réduction des dépenses gouvernementales, des réductions d’impôts pour les employeurs et un « assouplissement de la législation sur les licenciements. » Elle lance un appel au gouvernement à « agir plus directement » pour supprimer le salaire minimum.
source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12650




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