Le volet métropolitain des états généraux de l’outre-mer s’est ouvert mercredi 22 avril. Décidés par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, en février, ils ont pour objectif de consulter les ultramarins sur leur avenir. Mais les principaux collectifs contre la vie chère aux Antilles et à la Réunion boycottent les discussions. Michel Monrose, président du Collectif du 5 février à l’origine des trente-huit jours de grève générale en Martinique, et secrétaire général de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes) départementale, juge ces états généraux « prématurés» dans la mesure où les négociations sur l’île ne sont pas achevées.
Pourquoi avez-vous refusé de participer aux états généraux de l’outre-mer ?
Nous sommes engagés depuis le 5 février dans des négociations qui ne sont pas terminées. Il serait donc prématuré de participer à ces états généraux avant d’avoir obtenu satisfaction sur toutes nos revendications. Pour l’instant, deux projets sur lesquels nous travaillons sont notamment en dormance : le schéma martiniquais de développement économique (SMDE), élaboré par le conseil régional de la Martinique, et l’Agenda 21 [un plan d'action en matière de développement durable], mis au point avec le conseil général. Le gouvernement ne s’y intéresse pas.
En ouvrant les états généraux, mercredi, la ministre de l’intérieur et de l’outre-mer, Michèle Alliot-Marie, s’est étonnée de l’absence des collectifs ayant mené les grèves générales. Que lui répondez-vous ?
Michèle Alliot-Marie nous garde rancune car nous avons mis l’Etat français en difficulté pendant plus d’un mois. Nous avons obligé le patronat martiniquais à faire des concessions. Ces gens-là, à grande majorité békée, ne pardonnent pas. Les états généraux n’apporteront rien de plus que ceux organisés par nos collectivités au bénéfice de la population martiniquaise. Tous les accords négociés jusqu’à maintenant, notamment sur les salaires, l’ont été en Martinique avec les collectivités. Le gouvernement veut à tout prix que nous passions par les états généraux de l’outre-mer afin de légitimer les résultats obtenus. Mais nous y rendre mettrait fin à nos travaux. Le gouvernement cherche par ce biais-là à reprendre l’initiative, à nous mettre sur la touche.
Quelles sont vos revendications actuelles ?
Nous sommes bloqués sur la question de l’emploi : nous n’avons rien obtenu de la part du gouvernement. Nous demandons que les emplois qui se libèrent, notamment dans la fonction publique, puissent être occupés par de jeunes Martiniquais diplômés qui se trouvent au chômage. Dans l’éducation nationale, nous revendiquons la priorité aux enseignants martiniquais. Chaque année, des non-titulaires sont au chômage car les postes sont occupés par des enseignants mutés de la métropole. Nous réclamons également le maintien de tous les postes vacants sur l’île, que l’Etat veut supprimer dans sa politique de non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite. Enfin, nous suivons de près l’accord sur les salaires, qui devrait être appliqué à partir de juillet. Si d’ici là, nous nous apercevons que les salariés concernés ne reçoivent pas les 200 euros négociés, nous les appellerons à se mobiliser.




Bonjour mon île,
Les propos de Michel Monrose me vont droit au coeur. Vivant à Paris, je suis dans une galère terrible et dont Michèle Alliot-Marie est partie prenante si je puis dire. Aussi ces fameux états généraux pour nous les expatriés – sous la houlette d’un certain Patrick Karam – ne sont qu’une vaste comédie pour faire croire qu’on s’occupe de nous alors que je suis l’exemple même de la discrimination. J’en parle dans la page web jointe.
Cordialement
Lucien Fulbert Yoyotte
né le 10 avril 1948
à Saint-Esprit
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Bonjour a tous,
j’aimerais savoir pourquoi, dans l’Education Nationale, les enseignants mutés de la métropole prennent la place des enseignants non titulaires?
la différence entre un titulaire et un non titulaire (contractuel, vacataire…) est l’obtention d’un concours, donc un ordre sur la priorité d’occuper un poste. Chose que toute personne souhaitant faire ce beau métier doit connaitre. Moi avant d’avoir mon concours, j’ai été contractuel et a chaque rentrée j’attendais que l’on me propose un poste, mais je savais que je m’étais pas prioritaire.
Autre chose également, les enseignants « métros» ne prennent pas non plus la place des enseignants originaires de la Martinique, car ils ont une bonification de 1000 points. Voir texte ci-dessous:
POUR LES DOM (académies de Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion). Les candidats doivent participer au mouvement inter-académique, comme pour n’importe quelle autre académie.1000 points de bonification sont attribués pour les agents originaires ou dont le conjoint ou les ascendants directs (père ou mère) sont originaires du DOM demandé, sous réserve de justification.
Donc les agents originaires qui souhaitent revenir en Martinique seront de ce fait prioritaires. Moi j’ai obtenu l’académie de la Martinique avec 140 points, un jeune collègue avait 21 points.
Je crois que le plus important, c’est que pour nos élèves avoir de bons enseignants, des enseignants bien formés.
Je crois que la mixité des origines des enseignants est importante pour tout le monde.
Pour les non titulaires il faut mettre en place des formations afin qu’ils puissent obtenir le statut d’enseignants titulaire.
Voila, et merci
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juste pour le plaisir :
2 tranches de jambon bio à 75 euros le kilo (carrefour place d’armes)
alors merci michel monrose pour avoir mener cette lutte, elle a été très efficace. en attendant, je peux toujours essayer le paté pour chat… 5€ le kilo !
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Eh bien M Monrose fait dans la dentelle. Truqer les concours pour faire réserver des postes aux jeunes locaux. La préférence nationale , j’ai déjà entendu cela ailleurs. Pas de courage mais plutôt des arrangements qui sont bien peu honorables. Le courage c’est de faire une fonction publique locale avec ses règles propres mais alors, ce n’est plus l’état qui est garant de l’égalité mais les pouvoirs locaux.
Moins de mobilité, moins de concurrence et d’émulation mais cela M. Monrose n’en a rien à faire. La solution, c’est donc le replis sur soi. Très très décevant.
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